Is the stage, for the actor, what the arena is for the bullfighter? The reference to Hemingway early in the film provides unusual grist for the theatrical mill. Like the torero, the actor has to deal with “grace under pressure” and keep his “purity of line” in the face of adversity. For him, adversity means “losing it” to bad memory, fatigue and aging. The public might embody the bulls he has to face throughout his career: he cannot turn his back on them for fear of undergoing symbolic death—becoming a “freak” or a fraud. Yet, the fiercest bull is his own self roaming on the secret stage of his expectations and delusions.
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(Keeping in mind Keats’s poem “ On First Looking into Chapman’s Homer”)
After twenty days, you feel ready to face the glacier and come to terms with your own barrenness and harshness. At that altitude, no flowers, no birds to comfort you and release you from your existential angst. You must bring enough life in you to stand up to the surrounding desert. Bracing up for an expected fight between darkness and light, fullness and emptiness; your resilience will be tested by a full space of emptiness and void. By your fear of heights, your fear of the fog, your fear of the truthfulness and exposure involved in such an experience.
The sun is gone, now just a faint yellow blemish in the horizon. The moon is left alone as stage manager.
Piercing eye through the curtain of green.
White moon sitting on top of a snow-capped mountain like some giant Host offering itself to the world.
Pink stage, yellow and orange wings, deep blue proscenium. Then the pink gives way to a darker shade. Orgasmic light over snow shielded peaks. Knights in full armor of beauty and nobility. Spotless sky, pristine evening.
Every night a different show. A miracle of life offered anew to the beholder. Au veilleur.
A la fin de l’année 2014, un mouvement de grève inédit secoue le monde des taxis, et paralyse pendant quelques heures les principaux accès à la capitale. Source de la discorde, trois lettres (VTC, voiture de tourisme avec chauffeur), et quelques sociétés passées des réseaux virtuels à ceux, bien concrets, des transports : Uber ou LeCab, pour ne citer que les plus connues.
Le débat est depuis lors cantonné à sa dimension économique : l’apparition d’une situation de concurrence dans un marche réglementé, protégé jusque là par de puissantes barrières à l’entrée (la licence coûte, en moyenne 240 000 € à Paris). Les sociétés de VTC agissent pourtant bien plus en profondeur : en industrialisant une activité jusque là essentiellement artisanale, elles redéfinissent les notions de chauffeur, de transport et de passager.
Dimanche 22 mars 2015, des inspecteurs de l’Union Cycliste Internationale (UCI), accompagnés de policiers, ont fait une descente inhabituelle à l’arrivée du Milan-San Remo. Ils ont saisi trente sept vélos et ont entrepris de les expertiser afin de s’assurer qu’aucun moteur caché n’était en mesure d’aider les cyclistes dans leur exploit sportif (le vainqueur, John Degenkolb, a parcouru les 293 kilomètres en 6h46min 16s, soit une vitesse moyenne de 43,3 km/h).
Avec le dopage, la suspicion d’utilisation de vélo à moteur fait partie de la nébuleuse de doutes qui entoure les performances surhumaines des coureurs cyclistes depuis de longues années. Le problème de fond, auquel se heurte cependant l’UCI dans ses tentatives de législation, est la difficulté de définition d’un athlète et d’une performance sportive.
Aux environs de midi le 7 janvier 2015, l’ensemble des flux d’actualité qui ponctuent nos écrans de leur ronronnement permanent se focalise soudain et converge brutalement sur un sujet unique qu’ils ne lâcheront pas pendant trois jours : ce qui est en train de se passer à Paris et ses environs, en direct. D’abord les morts, le décompte et les noms qui se précisent par étapes, puis la traque, la peur d’autres attaques, des morts encore, la peur renouvelée et la tension paroxysmique de la prise d’otage et des deux assauts simultanés des forces de l’ordre, conclus par la mort des trois terroristes.
Pendant trois jours, la couverture médiatique de ces événements (que l’on doit considérer dans son acceptation la plus large, incluant, en plus des images et des textes diffusés par les canaux traditionnels, les tweets, statuts et messages facebooks, sms, etc.) a atteint un point culminant dans la capacité de nos réseaux d’information à retranscrire le réel au moment même où il se produit.
Hannah Arendt notes in The Origin of Totalitarianism that the disasters of the twentieth century had proved that a globalized order might “produce barbarians from its own midst by forcing millions of people into conditions which, despite all appearances, are the conditions of savages” (quoted in New York Review of Books June 2013, p. 6).
The artist’s task is to find the right language and images to address the breaking of this world—in particular, to reintroduce the literal into the figurative, the raw material behind the symbolic gloss. French philosopher Jean Pierre Dupuy, for example, has argued that the financial world is a way to contain (contenir) the violence of competition, placing it into acceptable (symbolic) forms away from primal—and primary— physical competition.