Dimanche 22 mars 2015, des inspecteurs de l’Union Cycliste Internationale (UCI), accompagnés de policiers, ont fait une descente inhabituelle à l’arrivée du Milan-San Remo. Ils ont saisi trente sept vélos et ont entrepris de les expertiser afin de s’assurer qu’aucun moteur caché n’était en mesure d’aider les cyclistes dans leur exploit sportif (le vainqueur, John Degenkolb, a parcouru les 293 kilomètres en 6h46min 16s, soit une vitesse moyenne de 43,3 km/h).
Avec le dopage, la suspicion d’utilisation de vélo à moteur fait partie de la nébuleuse de doutes qui entoure les performances surhumaines des coureurs cyclistes depuis de longues années. Le problème de fond, auquel se heurte cependant l’UCI dans ses tentatives de législation, est la difficulté de définition d’un athlète et d’une performance sportive.